09 novembre 2008
Borderline
Quelques gouttes d'eau le sel d'Istanbul ses fumées tonitruantes. Un hommes se refagote : il s'est jeté dans la gueule des vagues. Ils se refagote et sent la brume salée.
Le soir tombe on dirait que les mille et une nuit n'arrivent pas à fermer l'oeil.
Les amoureux ont la peau lassée de baisers. A vrai dire il ne peuvent plus s'arrêter et lui commence à la dévorer. Les cris raniment un peu son appétit. Il reprend le chemin du Bosphore là où les lumières vacillantes n'ont pas fini de ranimer la nuit.
A quelques pas de là un chat rugit.
transit
Transit sous la nuit
quelques bouteilles de Cocoa Cola font les morts
l'explosion s'éteind et le train redémarre
Un jour ou l'autre je regarderai
les flots du désir du doute du regret de l'amour
s'écarter lentement
et faire apparaître la brume des jours sans fin
Je lis un papillon sous les mots se cache
du bout de ses ailes il libère
un petit souffle transparent
La mer disparaît
et laisse les oiseaux se repaître sans elle
13 septembre 2007
histoire d'infante

cette fille se prend pour une petite groseille elle veille tard le soir et court autour des flaques d'eau le matin pour s'épuiser elle aime ses amies les grenouilles rousses et avec elles elle danse le soir près du feu et le lac les regarde assoupi et charmé de ses rondes entêtantes et légères qui si le loup arrive gravitent un peu plus haut vers l'oeil du cyclone doux et tendre il y a même un mouton doré qui chante joliment aux oreilles des corneilles et on leur répète de descendre on leur crie de ne jamais plus rigoler si fort et encore une fois elles tournent et crient pour ne plus jamais retourner à la terre qui les lourde plus que toujours elles sont en apesanteur et leur silence les laisse en paix il ne peut plus leur resister les grenouilles ôtent leurs couronnes d'algues marient leur langues et tissent ensemble le lit pour la nuit
après avoir caressé leur hôte avec toute la soie qu'il faut pour la laisser libre de fermer les yeux elles tombent une à une dans un profond sommeil qui ne sera mis en péril que par les sursauts exaltés des ses rêves à elle
23 juin 2007
rubis amoureuse sous x
c'est un bal qui lance des rires à tout va
une histoire d'amour en vadrouille l'air de rien
encore une pluie au couscous ennivré
toi femme seule un sac de plastique tes clopes dedans
un homme, amoureux lache, tendre,
tous les yeux courent sur les silhouettes esseulées de ces âmes clopinantes
amoureuses de la lune ses lambeaux de caresses noires et jaunes
et sa ligne de craie scinde leurs regards épuisés et leurs larmes
2 ombres sur une banquette respirent et souffrent
enfermées dans un seul coeur
15 mai 2007
peau et cie
une peau scille
là où mille rats dansent derrière un siège vert
ce soir au théâtre du Renard Bruno plume la lune par amour
ces mots jettent une onde dense et rouée, légère et blanche comme le crachat celeste
j'aime les hommes aux dents d'or, aux sourirs mêlés de violettes enlacées
et puis enfin un ballon mordoré te heurte toi au milieu de la nuit et le ciel abrite quelques pleurs éparpillés au delà des clairières que l'on fabrique
Il rit
le rat le regarde et lui souhaite bonne nuit à jamais il oublie pourquoi il avait ouvert son journal et ôte ces yeux de ces flots un soupçon lumineux
poli
...............
quelques noms: Bruno Bizaro au Théâtre du Renard le Dimanche 10 juin, a ver absolusiguramente
inaccessible et les chants "tanguent comme une ombre"( concert de BRUNO ET °textes de Geneviève Pastre - son ode à Ovidie)
http://brunobisaro.blogspirit.com/
et puis Emma Dante et son "Vita mia" au Théâtre du Rond Point...
PUNTO
07 mai 2007
dingues
je ne peux pas c 'est.
un chien qui se baigne
nu
une pointe d'aisance
il s'arrête et chie
contraction solitaire
un rayon jaune compati
puis des néons une église en pleins phares
de jeunes écervelés contre mon front
je t'appelle te raconte pour le chien te dit qu'il "n'y a pas un chat"
que je voulais te parler que tu dors déjà
à bientôt
je ne sais plus ce que nos augures nous dessinent
comment nos sourires sont bercés
de larges éclairs décallés qui provoquent la chance
la cherchent pour nous endormir
je m'endors.
inquiète
heureuse de t'avoir connu au moins une fois dans mes démons
tes amis
*
regard faiblis
ils s'affaiissent
ennui
je te réveille
je crie
réveille toi!
je veux un baiser plus long doux rond et vie (oh lent!) que jamais
je me dis
si ce n'est pas là alors comment savoir l'amour
si c'est pas je t'aime n'importe où que ce soit
tu pars me laisse un sourire dans les yeux
je retourne vers ce lieu qui ne te connais pas
pense à ceux qui nous on trouvé heureux
qui se perdaient dans ma jupe, se noyaient dans tes jeux
un amour lâche et vaste une perte à jamais radieuse
sol et zèle
En 2006 deux amis nous ont quitté Bartek, l'ours poète; Sabine, l'étoile ronde
La vie continue et se presse contre le ciel bas
On marche en rythme dans des villes mouvantes, des rues crevées, bousculées
Les amours sont partout au creux de nos oreilles. Ils scrutent les pupilles les plus noires et collent aux corps solitaires, la nuit.
Des jours comme les autres avec en plus des fleurs d'hiver
qui se jettent contre le visage des passants à l'aube
disent combien il faudra lutter pour que nos chemins se croisent.
Des clandestins sans yeux et que l'on ne voit plus par peur de l'étrange mimétis
un avenir radieux à l'ombre de leur absence.
"One day I grew up i will be a beautifull woman..."
"Ma fille tu seras dès lors que tu verras les lumières des faubourgs, une enfant de la rue, un joyau défait par les hommes avant même de naître à eux. Exilée pour tous ceux qui souffrent et le coeur qui rompt les étoiles silencieuses tu auras en toi des brûlures qui soigneront les pierres." (Brigitte Fontaine, Chroniques du bonheur)
14 février 2007
cirk hulation
les sens en vrac les yeux rouges et verts
au beau milieux de l'esplanade on passe en se frolant
les regards de ceux qui sont là ce soir
un souffle et puis on danse à 3 encore
sous les lumières blanches d'un film argentin
Robert Duval l'homme au rides tueuses rit sur les sièges de velour
09 janvier 2007
verdana et louis s'aimaient au gré de leurs ripailles nauséeuses
rosie et bertrand parcouraient les Amériques sans jamais fermer les yeux
conrad et samuel jouait les gangsters au volant d'une auto voilée
amélie et gustave n'oubliaient jamais leur mère avant d'allumer la télé
pluto et cameron savaient commment la rue pouvait les häïir de tous ses néons
elisa et leopold soupsonnaient la voisine de les allaiter à leur insue
roger-pierre aimait son camarade solitaire
et sabine avait oublié d'éteindre son absolu désir avant de refermer les draps
mais un soir ils se turent à l'unisson
08 janvier 2007
et vint
un paysage dévasté
on arrête de fumer dans les chaumières et le froid s'immisce
courageux voyageur pur et laid tant il touche l'âme
rassemblés près de l'âtre
on crie au loin une faible litanie sort heurte nos lèvres sèches
un train sectionne la pièce en 2 rings identiques
on choisit son camp sans lâcher le voyageur des yeux -difficiles à tenir des paupières tant ils luisent-
un coup de cuillère projette le plus lent vers l'âtre rassurante
qui s'éteind soufflée par la violence du projectile amoureux
la morte fumée emporte avec elle le crépuscule des respirations
épaisse
















